C’est dans la capitale omanaise que le prestigieux groupe hôtelier a choisi d’établir sa 40e adresse (ex æquo avec Londres Mayfair) en juin dernier. La première dans le Sultanat, nichée dans le quartier prisé de Shatti Al Qurum, entourée par la mer d’Arabie et les montagnes Hajar. Visite.

Situé à l’extrême sud-est de la péninsule Arabique, Oman reste un trésor encore relativement préservé. Le pays, au charme discret, a su préserver un équilibre rare entre traditions ancestrales et modernité maîtrisée. Ici, point de gratte-ciels tapageurs comme chez ses voisins du Golfe (ils sont d’ailleurs interdits). Le Sultanat séduit en revanche par ses paysages d’une diversité exceptionnelle : des plages bordant la mer d’Arabie aux montagnes escarpées du Hajar, dont le célèbre Jebel Akhdar, des dunes dorées du désert de Wahiba et du Rub al-Khali aux fjords de la péninsule de Musandam, surnommés à juste titre la « Norvège de l’Arabie ».

Une véritable mosaïque naturelle, sans oublier Mascate, capitale pleine de charme. C’est ici que Mandarin Oriental a choisi d’installer sa première adresse dans le pays. Le site, situé à Shyhuatti Al Qurum – « les plages d’Al Qurum » – est bordé d’une longue promenade plantée de palmiers et d’une plage s’étirant sur plusieurs kilomètres. Autrefois terrain de jeux de parties de criquet et de défilés de voitures, il s’ouvre désormais sur un hôtel où le luxe dialogue avec la nature. Et même si l’inauguration a pris du retard, pandémie oblige, le résultat prouve bel et bien que la patience a ses vertus.

Un hommage à la culture omanaise

Dès l’entrée, le décor est planté. D’immenses portes en bois sculpté s’ouvrent sur un lobby baigné de lumière, où trône l’incontournable fan (éventail), emblème des hôtels Mandarin Oriental, et qui sera également placé dans chaque chambre dans une version à emporter avec soi. Cette pièce, imaginée par l’artiste omanaise Alia al Farsi, raconte l’histoire du Sultanat à travers les onze gouvernorats du pays,  chacun illustré à travers les traditions et costumes de ses habitantes. Chaque détail de l’éventail est pensé comme une narration de l’histoire et de l’âme du pays : le bâton s’inspire du Mashwak, bijou délicat porté par les femmes au poignet, les motifs circulaires au centre du tissage rendent hommage au Mafraq, un autre bijou omanais, et le bois de Shirish utilisé pour l’encadrement évoque les paysages locaux.

Dans le lobby toujours, le regard est également attiré par trois fontaines célébrant les influences multiples du pays – Moyen-Orient, Afrique, Asie – et par un lustre spectaculaire  orné de lanternes en cristal aux couleurs chaudes, rappelant les épices qui ont fait la renommée de la région. À travers les immenses baies vitrées enfin, on admire, déjà, la vue qui s’ouvre sur la mer et la piscine, encadrée de deux colonnes,  qui depuis les chambres, promet de donner la perspective parfaite sur l’île des Requins.

Dans les 103 chambres et 47  suites, allant de 94 à 312 m2, conçues par le designer français Xavier Cartron, la touche omanaise est omniprésente : têtes de lit inspirées du Kuma (chapeau traditionnel), lanternes en laiton rappelant le Khanjar (poignard emblématique), bois de frêne, marbre Rose du Désert. Traditions, artisanat local, luxe et confort forment ici une harmonie parfaite, le tout accompagné de ces vues imprenables sur la plage de Shatti Al-Qurum ou les majestueuses montagnes Hajar.